De plus en plus de candidats au statut de réfugiés essaient d'entrer au Canada avec de faux passeports. Ces faux documents sont d’ailleurs de plus en plus sophistiqués.
Un laboratoire de renseignements de l'agence frontalière a été mis sur pied il y a deux ans pour intercepter ces personnes.

L'endroit est sous haute surveillance car des milliers de passeports et cartes d'identités y sont gardés.

On s'est aperçu que 66 pour cent des documents analysés par le laboratoire étaient faux. Les revendicateurs de statut de réfugiés tentent, entre autres, d'effacer l'encre et de changer des photos sur les documents.

Ces derniers temps, de nombreux passeports mexicains sont saisis. Des résidants de différents pays d'Amérique latine tentent en effet de se faire passer pour des Mexicains.

De plus, l'agence a arrêté il y a quelques temps un tueur à gage du Sri Lanka qui tentait d'entrer au pays.

Certains revendicateurs du statut de réfugié paient jusqu'à 50 000 dollars américains pour un faux passeport. C'est un marché mondial de 15 milliards de dollars.

Les services de renseignements n'auront pas le choix : pour la sécurité du pays, ils devront examiner de plus en plus de documents au fil des ans pour éviter que de faux réfugiés s'installent au Canada.

Malgré tout, le passeport canadien reste un des plus sûrs au monde.