À la hausse? Ça dépend de l'année de référence. Depuis 2020, oui.
Depuis 2001 à la baisse.
Avec 150 incidents il en faut dix pour faire monter ou descendre les chiffres.
entre 1974 et 2000 il y a une diminution de 64%.
Ça dépends de l'angle du quel tu le voix. Idéalement, il en faudrait aucun. Comme je dis, quand on voit un problème on en parle et on l'explicite.
Oui en général il y a eu une diminution, mais en ce moment on a un problème avec un retour de la violence, discours haineux, etc. Je parlais d'une hausse récente. Je ne comprends pas tellement ou tu veux t'en aller avec ça. C'est toi qui a parlé de feminicides.
Quand on parle de violence dans l'industrie on ne parle pas de meurtres en général.. c'est souvent beaucoup plus subtil et insidieux. Il y a des niveaux de gravité différents aussi. Dépendamment à qui tu parles certaines choses ne sont pas graves, on a des niveaux de tolérance différents.
La semaine dernière je me suis fait tirer les cheveux et donner une claque en pleine face par un client. Pas une claque énorme mais quand même, ça m'a laissée sous le choc. Pour lui c'était sûrement pas problématique, mais je n'ai pas aimé ça ni consenti. Ce n'est plus quelque chose qui m'arrive de manière régulière et maintenant je suis capable de dire à la personne d'arrêter et de me faire respecter. Au final je n'ai pas vécu ça comme quelque chose de très grave. Mais des petits trucs comme ça, they can add up.
En indy, si j'ai une bonne réputation et un bon entourage, je peux faire un screening et parler au client avant pour voir si c'est un bon match. En salon je suis accompagnée par plusieurs personnes et je peux sortir de la salle si ça ne se passe pas bien. Les agences semblent être bien organisées mais la personne qui y travaille n'a pas ces avantages. Of course le booker ne va pas continuer à accepter un client carrément dangereux mais ça ne veut pas dire qu'il ne peut rien arriver et que certains clients ne sont pas connus pour dépasser les limites...
Ce qui est un peu dérangeant ici c'est que la façon dont cette information est présentée laisse croire que les travailleuses subissent des supplices inimaginables alors que probablement en général les gestes de violence sont beaucoup plus ''ordinaires'' que ça : gestes non consensuels, retrait du condom, dénigrements, pression, attitude désagréable..
La coercition aussi réside dans le fait que certains services soient plus ou moins imposés aux travailleuses, ou constamment demandés par les clients. Ça diminue la qualité du consentement de la personne, même si en tant que travailleuse du sexe, tu comprends que tu devra te plier aux demandes du marché jusqu'à un certain point. Ces demandes sont exprimées par les clients directement à nous, ou sur des forums comme Merb.